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Expression aléatoire des gènes |
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Écrit par Mostafa KRIAT
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En 2002, une équipe de chercheurs de l'université Rockefeller (Elowitz et coll) intègre dans le génome d'E coli deux gènes rapporteurs (variants de la GFP) codant pour deux protéines fluorescentes : une à fluorescence bleue, l’autre à fluorescence jaune. Les gènes sont placés dans des conditions permettant une expression identique, de part et d’autre de l’origine de réplication et avec des promoteurs identiques. Avec ce type de construction on s’attend à une expression des deux gènes et dans les mêmes proportions donnant des bactéries identiques avec une fluorescence verte (mélange du bleu et du jaune). Le résultat fut surprenant, la fluorescence varie d’une bactérie à l’autre avec tous les intermédiaires du jaune jusqu’au vert. Chaque bactérie exprime une quantité de protéine qui lui est propre. Les auteurs concluent à l’expression probabiliste des gènes et donnent quelques pistes pour expliquer un tel résultat : différence de concentration des facteurs de transcription dans le temps dans l’espace et surtout la nature aléatoire des phénomènes microscopiques. Cette expérience montre que l'expression aléatoire des gènes semble être une réalité au niveau d'une cellule unique. Les phénomènes macroscopiques observés au niveau d'une population représentent probablement une moyenne après sélection de l'expression génétique la plus adaptée à l'environnement.
Références * Jean Jacques Kupiec. Le hasard au cœur de la cellule. Probabilités, déterminisme, génétique. Edition Syllepse. 2009 * Thomas Heams. Du hasard dans l'expression des gènes. Pour la science. N° 395. Novembre 2009.
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Mise à jour le Dimanche, 04 Avril 2010 09:55 |