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Dans son édition du 10 Avril 2010, Le Monde décrit les propriétés d'une bactérie polyextrémophile, Deinococcus radiodurans, et les applications biotechnologiques envisagées par Miroslav Radman, chercheur INSERM qui a fondé une start up autour de cette bactérie. Découverte en 1956 comme contaminant dans la viande stérilisée par irradiation, Deinococcus radiodurans a, depuis 2006, livré une partie de ses secrets : le génome de la bactérie présente des régions redondantes ce qui permet la réparation, à l’aide d’une machinerie enzymatique classique et efficace (RecA, RadA, ADN pol III et I), de ses deux chromosomes et de ses deux plasmides après fragmentation par irradiation.
Les applications envisagées pour cette bactérie sont multiples comme par exemple son utilisation pour dépolluer les sols radioactifs.
Deinococcus, dont on ne connait aucune pathogénicité pour l’Homme ou l’animal, possède de nombreuses potentialités métaboliques d’intérêt industriel, et en particularité celle de dégrader efficacement la biomasse et produire de l’éthanol par fermentation alcoolique. Déinove, start up créée par Miroslav Radman, propose d’exploiter ces propriétés de fermentation alcoolique pour produire des biocarburants. Le domaine de la «chimie verte » est également exploré, ainsi que celui de la production de nouveaux antibiotiques. A la différence de nombreuses sociétés de biotechnologies, le pari de Déinove consiste à sélectionner des organismes complexes comme les différentes souches de déinococcus plutôt que de créer des organismes génétiquement modifiés par transfert de gène dans des organismes simples comme E. coli.

Brooks & Murray (1981) Int. J. Syst. Bacteriol. 31, 353-360.

Dans son édition du 10 Avril 2010, Le Monde décrit les propriétés de la bactérie Deinococcus radiodurans et les applications biotechnologiques envisagées par Miroslav Radman, chercheur INSERM qui a fondé une start up autour de cette bactérie.
Découverte en 1956 comme contaminant dans la viande stérilisée par irradiation, Deinococcus radiodurans a, depuis 2006, livré une partie de ses secrets : le génome de la bactérie est présente des régions redondantes, ce qui permet la réparation, à l’aide d’une machinerie enzymatique classique (RecA, RadA, ADN pol III et I), de ses deux chromosomes et de ses deux plasmides après fragmentation par irradiation.
Les applications envisagées pour cette bactérie polyextrémophile sont multiples : utilisation pour dépolluer les sols radioactifs, pour coloniser des planètes etc…
Déinococcus, dont on ne connait aucune pathogénicité pour l’Homme ou l’animal, possède de nombreuses potentialités métaboliques d’intérêt industriel, et en particularité celle de dégrader efficacement la biomasse et produire de l’éthanol par fermentation alcoolique. Déinove, start up créée en 2006 par Miroslav Radman, propose d’exploiter ces propriétés de fermentation alcoolique pour produire des biocarburants. Le domaine de la « chimie verte » est également exploré, ainsi que celui de la production de nouveaux antibiotiques.
A la différence de nombreuses sociétés de biotechnologies, le pari de Déinove consiste à sélectionner des organismes complexes comme les différentes souches de déinococcus plutôt que de créer des organismes génétiquement modifiés par transfert de gène dans des organismes simples comme E. coli.
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