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Compte rendu de la commission "réforme de la STL-BGB" (La Rochelle 2009) PDF Imprimer Envoyer

 


La commission « réforme de la STL-BGB » de l’assemblée générale 2009 a rassemblé une quarantaine de participants. Trois axes ont été abordés :
- Qu’est ce que la filière technologique : en quoi est-elle différente de la filière professionnelle et de la filière générale ? quels sont ses objectifs, ses points forts, ses subdivisions ?
- Quels sont les moyens pédagogiques de la filière technologique ?
- Quels contenus et savoirs attend-t-on dans un programme technologique en biologie ?


La filière technologique :

La filière technologique est une filière scientifique (logos : sciences en grec). Elle propose une approche des sciences par des démarches expérimentales concrètes, la technique permettant aux élèves qui ont une intelligence pratique d’acquérir des concepts théoriques.
La filière technologique propose donc une voie alternative à la voie générale pour aborder des connaissances scientifiques semblables. L’offre de formation est ainsi adaptée à diverses formes d’intelligence, de goûts et de talents; l’inverse (adaptation du public à une seule offre de formation) étant voué à l’échec. La filière technologique, véritable ascenseur social, permet l’égalité mais pas l’uniformité.
Les débouchés vont jusqu’au niveau ingénieur après une formation en grandes écoles (bac+5), avec l’existence de paliers à bac+2/bac+3 (BTS, DTS, IUT) ouverts sur des professions de techniciens, ce qui est une originalité par rapport à la voie générale. A ce titre, il a semblé à la commission que le nom de la filière « STL » (L pour laboratoire) n’était plus adapté aux ambitions d’une filière qui doit mener à des niveaux d’ingénieur, le « L » professionnalisant trop tôt et ne rendant pas compte de la diversité des passerelles possibles en post-bac. Proposition : « sciences biotechnologiques», « sciences et biotechnologies » ?
A la différence de la filière professionnelle, la filière technologique théorise les pratiques. Les techniques ne sont pas abordées pour elles même, mais servent de support à un apprentissage abstrait. L’exploitation des résultats expérimentaux est donc fondamentale. Dans cette optique de « différenciation filière professionnelle-filière technologique », le poids disproportionné des coefficients des travaux pratiques au baccalauréat ainsi que l’importance quasi exclusive des résultats expérimentaux au détriment de leur exploitation font du baccalauréat actuel un bac technique qui n’est pas à la hauteur de ce que l’on devrait attendre pour un élève de la filière technologique. La formation secondaire doit être plus ambitieuse que ce qu’elle est pour permettre aux élèves de choisir des voies plus variées que le BTS.


Les moyens pédagogiques

La filière technologique en biologie donne du sens aux activités et peut permettre de mettre en perspective d’autres disciplines, plus générales. L’activité technologique doit permettre d’arriver à une conceptualisation. La connaissance exhaustive des différentes techniques n’est pas nécessaire, car ce qui est important, c’est la notion théorique qu’une technique permet d’aborder.
La commission a souligné l’importance de développer une approche par projet qui permet de faire travailler activement les élèves sur des contenus essentiels qui seraient listés dans un référentiel. La commission préconise donc une méthode active, comme cela a été développé par Christiane Joffin avec des BTS QIAB autour de la fabrication de la bière, Christian Daniel avec la production de pain et la dénitrification d’une eau en STL ou par l’université de Louvain, en Belgique.
Un projet pourrait correspondre à des étapes d’une chaine de fabrication (opérations unitaires) mettant en œuvre plusieurs techniques fondamentales ou à toute autre approche intégrée dans une problématique biotechnologique réelle.
Le travail en groupe est fondamental pour pouvoir développer une telle approche : en plus des cours qui permettent de formaliser les contenus scientifiques et méthodologique, il faut donc des TD (pour travailler la méthodologie) et des TP ou activités technologiques (pour concrétiser le projet). Le volume horaire doit être suffisamment grand (10-12h) pour permettre une réelle appropriation de la problématique par les élèves et un accompagnement suffisant. L’année scolaire pourrait débuter par une présentation du projet, puis une période d’apprentissage des techniques et notions de base précéderait sa réalisation. Un temps important serait ensuite, après la conduite de ce projet, consacré à une formulation orale et écrite, collective (exposition, concours…) et individuelle afin d’installer les acquis de chaque élève dans le temps.


Les contenus

Sur la thématique : la microbiologie doit conserver une place privilégiée, car elle permet une vraie différenciation avec la SVT ou la physique chimie. Les trois matières doivent être abordées dans le projet (microbiologie, biologie humaine, biochimie).
NB 1: en réunion plénière, les membres de la commission NSB2 ont proposé que le programme de microbiologie rénové préconise l’étude de microorganismes de classe 1 et non de classe 2 dans le secondaire, afin de favoriser une expansion des filières STL-BGB dans les établissements scolaires, en limitant les contraintes architecturales et techniques des laboratoires de microbiologie.
Sur les savoirs : les études dans le secondaire doivent mettre en place les prérequis essentiels à des études dans le supérieur.
Le référentiel actuel impose des contenus trop exhaustifs. Il convient de conserver l’essentiel en limitant les redites (exemple : dénombrement quelque soit le type de particule, hématie, levure, plaquette ; dilution en cascade quelle que soit la solution ; stœchiométrie, spectrophotométrie etc…). Pour chaque technique fondamentale, il conviendra d’en présenter le principe, l’utilisation et les limites dans le cadre du projet abordé avec les élèves.
Le référentiel doit proposer :
- une liste de compétences à faire acquérir aux élèves,
- une liste de techniques à faire comprendre aux élèves,
- dans le cadre d’un projet laissé à l’appréciation de l’enseignant (une liste non exhaustive peut être proposée).
Le contenu du référentiel doit être restreint aux essentiels incontournables afin de permettre à chaque enseignant, grâce à du temps et à une liberté pédagogique d’adaptation, d’optimiser son exploitation en terme d’acquis pour préparer effectivement ses élèves aux études supérieures.

NB 2: La commission a évoqué brièvement la fusion éventuelle de la STL avec la ST2S et a trouvé peu de points communs entre les deux filières, à l'exception d'une démarche méthodologique par projet.

Mise à jour le Jeudi, 22 Octobre 2009 18:22
 

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