Le piercing est-il compatible avec les TP ?

piercing, votre avis m'intéresse en débat sur la liste UPBM en septembre 2007

Une question de Carole

Bonjour,
j'aimerai connaitre votre avis à propos des percing des nos élèves,pouvons nous accepter en Tp des élèves  avec des percing sur le visage (sourcils ,mentons,lèvres ,,). Existe t-il une réglementation ou chacun agit-il comme il l'entend ? merci de me donner votre avis

Des extraits des réponses et des points de vue exprimés sur la liste

Mireille :

Bonjour
Dans mon lycée, on a fait indiquer dans le réglement intérieur que seuls les piercing cicatrisés sont autorisés en TP, et ça, les élèves le comprennent très bien, en terme de risque d'infection. 
Sinon au nom de quoi pourrait-on interdire les piercing quand des profs ont des boucles d'oreille ?
Les faire enlever pour les séances de TP est pire.       

Jean Noel :

Il me semble que, sous des prétextes de sécurité ou de laïcité, on arrive à faire n'importe quoi.
Arrêtons ce délire... sinon on va arriver en scaphandre dans les laboratoires manipulant des bactéries lactiques ! (à moins qu'une tête couverte ne soit interdite dans le règlement intérieur comme un voile islamique ?)
Une blessure n'est pas véritablement un problème : si elle est contaminée (forcément exceptionnel vu nos pratiques), un simple lavage au savon suffit à éliminer les germes transitoires. Et il sera réalisé, puisque le laboratoire l'impose, avec un détergent désinfectant normalisé qui en plus tuera les germes. Pas de quoi interdire l'entrée d'un élève au laboratoire : je ne vois pas les professeurs passer en revue les mains de tous les élèves pour vérifier si une microcoupure est présente ! Que dire aussi de ceux qui se rongent les ongles à sang...
Il serait intéressant de disposer de statistiques sur les accidents en laboratoire d'enseignement de microbiologie et des causes de ces accidents. Peut être que ceux qui y ont été confrontés pourraient en faire la relation ? Pour ma part, les seuls pb rencontrés sont des coupures et brûlures sans gravité. Les étudiants sont revenus au travail avec leur pansement et un petit discours pour qu'ils prennent plus garde que d'habitude aux contaminations éventuelles.   

Elise :

je pense effectivement que les bonnes pratiques sont le meilleur rempart contre tout incident
apprendre à nos élèves et étudiants à manipuler correctement et leur inculquer de "sains" réflexes devrait les protéger plus efficacement que de recouvrir chaque centimètre de leur peau ...
c'est la conclusion à laquelle j'en suis arrivée suite à la bonne gastro d'une de nos étudiantes à l'iut l'an passé ... gastro qui après identification par un labo s'est révélée due à une salmonelle de notre souchier ... c'était peu de temps après la rentrée, aucun incident n'a eu lieu pendant les TP (ou en tout cas nous n'avons rien vu, nous fonctionnons à 24 étudiants en même temps dans des grandes salles, avec deux enseignants présents, ce n'est pas l'idéal pour voir tout ce qui se passe)
nous en sommes arrivés à la conclusion que l'étudiante de deuxième année semble avoir oublié des choses simples comme se laver les mains ... par contre elle a bien pensé à dire à son médecin qu'elle faisait de la microbio à l'iut, d'où l'identification de la salmonelle par un LAM ... apparemment par curiosité de sa part, sans intention de mettre en cause l'iut.
une remarque : ce n'était jamais arrivé auparavant (ou les étudiants n'avaient jamais fait le lien avec leurs TP de microbio), c'est le seul incident à déplorer à l'iut (à ma connaissance) ce serait intéressant que les incidents ayant pu se produire pendant ou suite à des TP soient "mis sur le tapis", c'est peut être le meilleur moyen pour voir où sont nos points faibles et réussir à faire la part des choses du point de vue sécurité.      

jean-Noël :

Un grand merci à Élise de nous relater un incident réellement arrivé : cela prouve que des précautions doivent effectivement être prises pour les manipulations d'agents biologiques : je crois simplement qu'il faut savoir raison garder, c'est-à-dire proportionner les décisions  aux risques encourus et non appliquer bêtement un principe de précaution. Sinon, ce sera toujours un scaphandre qu'il nous faudra en bactério.
Sur l'incident lui-même, affirmer que le sérovar identifié par le LABM est identique à la souche du Lycée me parait un peu rapide : s'il s'agit d'une Salmonella Typhimurium dans les deux cas, une coïncidence entre la manipulation et une TIAC est tout à fait possible. Il serait d'avoir au moins l'antibiotype pour conclure et éventuellement des caractères supplémentaires. Un sérovar plus rare permettrait une conclusion plus sûre.
On peut s'interroger sur le peu d'accidents ou d'incidents survenus.
L'année dernière, lors d'un TP contrôle, nous avons manipulé Salmonella nombreux sérovars) et Listeria monocytogenes avec 15 étudiants par groupe. Vu l'ambiance d'un contrôle pratique, les déplacements dans la salle, la presse, on peut se demander comment quelques bactéries n'ont pas échappé à notre vigilance !
Peut être les étudiants et professeurs du 93 sont très immunisés contre les microbes ! Ou que leurs habitudes de désinfection sont suffisantes pour les éliminer ? 'oubliez pas de lire l'arrêté sur le confinement d'agents biologiques . Un bon sujet d'études serait de comparer les exigences règlementaires et la pratique quotidienne en LABM et en établissement scolaire... Deux petits détails : interdiction d'humer les cultures pour les identifier (amusant d'imaginer qu'une colonie classique sur une boite donne des aérosols), et nécessité de chaussures spéciales dans le labo (quand on voit les précautions prises en agroalimentaire on peut se dire que ce n'es pas tout à fait inutile).
J'essaie de compiler les informations de l'arrêté que je transmettrais alors sur la liste.

Le débat réapparaît en septembre 2008...

Fabienne :

Dans le réglement le piercing est interdit dans notre lycée concernant les élèves en STL mais bien évidemment en réalité on retrouve régulièrement des piercing + ou - discrets et en plus, idiotie ou pas, on accepte le piercing des oreilles, où est la logique ? Les profs de la section ne sont pas tous d'accord sur la conduite à tenir ... La directrice quant à elle veut leur interdire l'accès au labo ! (étant donné qu'elle est la responsable en cas de problème on peut comprendre son avis !) Certains pensent qu'il y a plus de danger à retirer et remettre son piercing sans arrêt car souvent il y a inflammation et + de risque de contamination accidentelle. Sachant que nos profs d'EPS font retirer tous les piercing et les boucles d'oreille trop volumineuses (question d'arrachement) nous cherchons actuellement une cohérence dans notre comportement vis à vis de ces élèves. Autorisez-vous le piercing dans vos établissements en STL ? et si non avez vous trouvé des solutions ? Etant donné que le piercing se trouve dans tous les métiers (infirmier(e), aide-soignant(e), laborantin(e) ... sont souvent "piercés") doit-on assouplir notre réglement ? Nous avons pensé maintenir notre réglement anti-piercing mais en faisant signer une décharge de responsabilité si l'élève refuse de retirer son piercing ... Qu'en pensez-vous et est-ce légal ? Merci pour vos réponses 

Ghislaine :

Je porte des boucles d'oreilles depuis plus de 20 ans et je n'ai jamais fait d'infection en TP !!!!!!!!
Il faut peut être arrêter les délires.
Qu'un ou une élève ne soit pas admis(e) en TP lorsque le piercing n'est pas cicatrisé, je le conçois mais quand tout est cicatrisé ?
Que fait-on de tous nos élèves couverts d'acné ???? On les vire aussi ????
Le problème de l'arrachement en EPS est totalement différent et compréhensible. En TP, je ne vois pas l'intérêt.

Le débat se poursuit sur la liste : http://groups.google.fr/group/upbm

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